Enquête sur les Pratiques numériques des étudiants pendant le confinement du 17 mars au 11 mai 2020

Résultats de l’enquête sur les pratiques numériques des étudiants de L1 à l’UCO de Nantes en InfoCom, Maths et Histoire. 

60 étudiants ont répondu au questionnaire sur leurs pratiques numériques en général et pendant la période exceptionnelle du confinement débutée le 17 mars, entre le 2 avril et le 16 avril 2020

60 étudiants de 18 à 20 ans, de Licence 1 en Information communication, Informatique et Maths,  ont répondu à un questionnaire de fin d’année en deux parties. La 1ere partie porte sur leur addiction estimée aux réseaux sociaux et au smartphone. 

La 2e partie traite de leurs pratiques numériques pendant le confinement exceptionnel que nous avons vécu en France, suite à la fermeture des établissements scolaires et des universités du 17 au 11 mai 2020.

Le questionnaire leur a été proposé lors de la 3e et 4e semaine de confinement (du 20e au 30e jour, soit au milieu de la période de confinement), ils avaient donc déjà un peu de recul sur ce nouveau “mode de vie” contraint et sur les nouvelles modalités de travail étudiant à distance avec l’université. Voici les résultats:

Résultats de l’enquête :

Enquête étudiants pendant le confinement, UCO Nantes, Laure Boyer, juin 2020

88% sont rentrés chez leurs parents

Selon notre enquête, 88% des étudiants sont rentrés chez leur parents à l’annonce du confinement, effectif au 17 mars 2020. Ce retour “à la maison”, pour des raison évidente d’espace de vie et de coût (ne pas rester confiné dans un studio ou une chambre de 9m2 qu’il faut payer à vide), d’isolement et de sécurité, sont reportés dans de nombreux articles de presse et reportages dans les médias à la mi-mars (voir l’article dans Le Monde). 

Seuls 7% sont restés dans un logement à 2 (en couple ou avec un.e ami.e), 3,5% en collocation, et 1 seul.e étudiant.e dit être restée seul.e dans son studio. Les jeunes trop éloignés de leurs parents, vivants parfois à l’étranger, ou dans les DOM-TOM, n’ont pas pu rejoindre leur famille. 

45% vivent en ville et 37% sont à la campagne

Quasiment la moitié des étudiants sont repartis vivre en ville, tandis que l’autre moitié est parti en confinement à la campagne pour 37% et en zone péri-urbaine (proche de la nature) pour 17 %

On comprend aussi aisément le choix de retourner vivre chez ses parents pendant cette période de confinement, dans des espaces plus vaste, en milieu soit urbain soit rural.

Enquête étudiants pendant le confinement, UCO Nantes, Laure Boyer, juin 2020

Face à la situation sanitaire, ils sont d’abord inquiets pour leurs études et leurs examens, puis pour leurs proches

Aux 3e et 4e semaines de confinement, les étudiants sont d’abord inquiets pour leurs études et pour les examens pour plus de la moitié d’entre eux, à 55%. A cette date, les dates d’examens et leurs modalités de passage n’étaient pas encore tous très clairs. On comprend donc qu’ils soient d’abord mobilisés sur leurs études, le suivi et la préparation de leurs examens, en vue de valider leur année.  

Selon l’étude de Rennes II proche de ces résultats, l’absence de visibilité sur leurs examens amplifie leurs inquiétudes: “Au-delà de l’anxiété liée à l’épidémie (peur pour soi et pour ses proches), la vie se trouve bouleversée et certain·e·s étudiant·e·s se disent débordé·e·s, perdu·e·s et inquiet·e·s. Et l’absence de visibilité sur les conditions de déroulement des examens a un effet amplificateur.”

Ils sont ensuite inquiets pour leurs proches à 50% et en questionnement par rapport aux actions du gouvernement pour 1/3. A cette date, l’action du gouvernement était aussi beaucoup plus floue, que ce soit dans la stratégie adoptée, que dans les informations reçues concernant les stocks de masques, les préconisations à leur sujet, les possibilités réelles de test. 

Il est intéressant de noter qu’ils ne sont pas du tout inquiets pour eux-même ni pour leur santé (2%). Étant jeunes, ils savent que ce sont surtout les personnes âgées qui sont touchées mortellement par le virus. Ce constat est le même dans l’enquête de l’université de Rennes II “Plus de la moitié des étudiant·e·s (58%) disent se sentir bien ou plutôt bien à l’issue de 10 jours de confinement”. 

La situation en France et dans le monde, leurs études l’an prochain et leurs stages les préoccupent pour 1/4 des étudiants

Les étudiants sont ensuite inquiets quant à la situation en France et dans le monde (34%). A cette période, le virus atteignait son pic en France et se répandait encore plus en Europe et dans le monde. Ce qui devenait très anxiogène. 

Puis ils se montrent inquiets par rapport à leur étude l’an prochain et par rapport à leur stage (30%). Ceux-ci vont-ils être maintenus? Ou reporté mais à quand? Dans le cas contraire, comment ce module va -t-il être validé? On comprend donc qu’ils se posent des questions sur la validation de leur année et la possibilité de passer en L2. Que va-t’il se passer si l’année est remise en cause et leur fait perdre une année d’étude? Avec les coûts et les frais que cela engendre. Avec l’investissement intellectuel et les efforts d’apprentissage de savoir que cela représente. 

Enquête étudiants pendant le confinement, UCO Nantes, Laure Boyer, juin 2020
Enquête étudiants pendant le confinement, UCO Nantes, Laure Boyer, juin 2020

Activités qui les ont aidé à tenir pendant les 3 semaines:

En premier viennent: le sport, les échanges avec les amis et la famille, le rangement. Puis regarder des films, le jardinage, bricolage et la lecture. Certains évoquent une “prise de conscience du moment présent”, les répercussions positives sur la nature qui a pu reprendre ses droits et même la pratique de la méditation. Par contre, le soutien des enseignements ou les informations dans les médias n’ont pas joué qu’un rôle minime.

Les interactions avec les amis et la famille pendant le confinement par SMS et sur les réseaux sociaux

Concernant les interactions sociales pendant le confinement, les SMS et les réseaux sociaux ont été largement sollicités pour rester en contact avec les amis et la famille, tous les jours à 84%. Contrairement au téléphone qui a été utilisé moitié moins au quotidien.

On voit ici les usages du numériques ont été beaucoup plus utilisés et sont plus pratiques pour communiquer à tous moments avec ses proches, de manière interactive et plus libre qu’avec le téléphone.

Tableau des réponses au formulaire Forms. Titre de la question : 12. Par SMS et sur les réseaux sociaux, à quelle fréquence utilisez vous ces outils pour échanger avec vos proches? . Nombre de réponses : 56 réponses.
Enquête étudiants pendant le confinement, UCO Nantes, Laure Boyer, juin 2020

Un usage des réseaux sociaux décuplé pendant le confinement 

L’usage des réseaux sociaux a été décuplé pendant le confinement, pour 88% des étudiants. Même si ¼ d’entre eux considère qu’ils ont su modérer tout de même le temps passé sur les écrans et leur addiction aux réseaux.  

Tableau des réponses au formulaire Forms. Titre de la question : 14. Pensez-vous passer plus de temps sur les écrans, Internet et les réseaux sociaux qu'avant ? . Nombre de réponses : 56 réponses.
Enquête étudiants pendant le confinement, UCO Nantes, Laure Boyer, juin 2020

Les plateformes utilisées restent sensiblement les même qu’avant le confinement: Instagram 82%, Snapchat 73%, Messenger 60%, suivis de Youtube 40%, Twitter et Whatsapp 35%

Les plateformes préférées des étudiants étant Instagram, Snapchat et Youtube. Twitter apparaît en 4e place avec 38%. Tik Tok apparaît en favoris pour seulement 18%, au même niveau que Facebook.

On voit que pour leurs interactions pendant le confinement, les jeunes ont beaucoup plus utilisé les plateformes qu’ils utilisaient avant : Instagram et Snapchat. Instagram est apprécié pour la créativité, les informations, suivre des stars et pour les belles photos. Snapchat est utilisé pour communiquer avec leurs amis, pour les filtres et pour l’humour. Twitter est apprécié pour suivre l’actualité, faire de la veille et suivre des personnalités. 

84% des étudiants se disent accros aux réseaux sociaux 

dont la moitié affirment tout de même garder un esprit critique et un certain recul sur cette addiction, et ⅓ trouvent cela génial de pouvoir découvrir de nouvelles choses à travers des réseaux et se faire éventuellement de nouveaux contacts.

Enquête étudiants pendant le confinement, UCO Nantes, Laure Boyer, juin 2020

80% des étudiants ont rencontré un certains nombre de difficultés qui les ont freinés et perturbés dans leur travail. 

Les principales difficultés rencontrées sont: 

Enquête étudiants pendant le confinement, UCO Nantes, Laure Boyer, juin 2020

Problème de connexion à internet: trop de monde connecté en même temps sur la même box, mauvaise connexion, interruption de connexion pendant les cours en visioconférences.

Problème de concentration: lieu de travail inhabituel, difficulté à être visioconférence plusieurs heures par jour, fatigue et stress, manque de calme, difficulté à tout gérer en même temps (on n’a pas plus de temps parce que l’on est chez soi); anxiété, stress dû au Covid-19 (cf. Article The Conversation sur le stress d’une pandémie) et à ses conséquences pour eux (études, stage, examens), pour leurs proches et pour les autres en général.

Problème de suivi pédagogique: certains enseignants ont bien suivi la continuité pédagogique pour les étudiants, d’autres ont soit été absents, soit ils n’ont pas donné de consignes et de dates claires. Les informations ont été données souvent au lance pierre, au dernier moment, sans être très précis parfois, ce qui ajoutait à la confusion générale. Les étudiants ont souvent dû se débrouiller entre eux, par sms, email et groupe de chat pour clarifier les choses, s’encourager, se soutenir, échanger des documents, les dates de rendus et les travaux de groupe. 

Problème de volume de travail:  Certains enseignants ont donné chacun un trop grand nombre de cours à faire avec des dossiers à distance à faire (pour palier au cours en présentiel), mais dans des délais souvent beaucoup trop court (1 semaine). Il y eu beaucoup de confusion dans le planning des cours à suivre et des dossiers à rendre, ils auraient tous aimé avoir un planning clair des cours et des examens par UE. 

Les étudiants ont aussi été confronté à trop grand nombre de dossiers de groupe à faire, dont leur réalisation et leurs rendus étaient beaucoup plus difficile à faire avec la distance, pour que chacun se coordonne dans les temps, cela n’était pas si évident.

Les étudiants de L1 1er année découvrent le travail universitaire et doivent déjà, en temps normal, assimiler un grand nombre de nouveaux éléments et méthodologies propre à l’Université. A cette nouveauté, s’ajoutait ici le travail à distance en télétravail, ce à quoi il n’ont jamais été formés. 

Problème de communication avec les enseignants et de partage des documents: certains étudiants ont évoqués les consignes floues, démultiplications des supports d’information (email, Sharepoint, Teams, Chamilo, …) qui ont fait perdre du temps, des cours parfois loupés parce que l’information n’a pas été bien donnée. Il conviendrait à l’avenir de leur faciliter la tâche et de rassembler sur une seule plateforme l’ensemble des cours, le dépôt de leurs travaux, le calendrier et les tutoriels. 

20% restant n’ont pas eu de difficultés particulières et ont su vite s’organiser

Tandis que d’autres n’ont pas eu de difficultés particulières pour 20% d’entre eux. Après la mise en route un peu difficile au début, certains ont vite su s’organiser, prendre un nouveau rythme et se concentrer sur les examens. 

Outils numériques utilisés pendant le confinement par les étudiants de l’UCO Nantes

Enquête étudiants pendant le confinement, UCO Nantes, Laure Boyer, juin 2020

Des informations sur ces outils: satisfaisantes? 

Les explications et tutoriels disponible pour Teams et les autres outils utiles au étudiants ont été pour la moitié d’entre eux jugés suffisants. Soit ils ont eu l’information, soit ils savaient déjà plus ou moins les utiliser, soit ils se sont formés eux-même en regardant des tutoriels et entre pairs. Cependant, l’autre moitié soit 50% des étudiants n’ont pas reçu ces explications, voire aucune formation et ont perdu beaucoup de temps à comprendre comment les utiliser. Il est notable d’ailleurs que seulement 60% ont utilisés la plateforme de cours de l’UCO Chamilo. 

Certains cependant déplorent avoir été livrés à eux-même, n’avoir eu “aucune explications” et ne pas avoir été assez accompagnés dans la maîtrise des outils numériques. Ils auraient aimé avoir une formation personnalisée en directe:

“Même si au début d’année on a eu une « formation », témoigne un étudiant, je me sens toujours perdu avec ses outils et j’aurais préféré avoir une formation (personnelle ?) en direct sur l’utilisation de Teams et de toutes ses applications, Word pour les dossiers à faire”.

Un étudiant demande enfin qu’ils soient prévenus “à l’avance par mail quand quelque chose est mis sur SharePoint ou Teams, car on ne le voit pas toujours”.

Ces exemples montrent que la diversité des supports utilisés et sans doute aussi le manque de préparation de certains enseignants eux-mêmes à l’utilisation des différents outils numériques, ont été source d’angoisses, de stress, d’incompréhensions, de retards, signalés également dans les réunions de bilan de fin d’année, sur les forums et dans la presse. Une bonne moitié des étudiants ont tout de même été satisfaits des outils numériques et des formations quant à leur utilisation. Il apparaît évident que celles-ci seront renforcées à la rentrée prochaine 2020-2021, notamment pour les primo arrivants à l’université.

Illustration pour Le Monde du 01/07/2020 sur les protocoles sanitaires à l’Université

En effet, comme le préconise David Alis, président de l’Université Rennes 1, la rentrée sera « hybride » en septembre: elle mêlera enseignement en présentiel et en distanciel. Et pour ce nouveau dispositif, étudiants et enseignants doivent être prêts et équipés des outils et supports numériques adaptés. Pour Gilles Roussel, président de la Conférence de présidents d’université, l’Etat doit investir pour financer les nouveaux outils numériques dont les établissements auront de plus en plus besoin à l’avenir. Car les Universités se trouvent dans la majorité des cas dans des situations complexes d’augmentation d’effectifs depuis 10 ans et de baisse de budget qui les rend exsangues. Face à cette nouvelle crise, tous les étudiants ne sont pas équipés pour pouvoir suivre les cours à distance. Prêts d’ordinateurs, formations aux outils et suivis pédagogiques c’est bien ce qui est prévu à l’UCO de Nantes pour les Licences 1 dans le cours de Culture numérique en présentiel et en distanciel et de MTU – Méthodologie du travail universitaire. Quant au protocole sanitaire, il sera fixé à la rentrée.

Retrouvez l’ensemble de l’infographie sur Piktochart ou cliquez sur l’image : https://create.piktochart.com/output/46524186-infographie-confinement-etudiants

Enquête étudiants pendant le confinement, UCO Nantes, Laure Boyer, juin 2020

Bibliographie-Sitographie : 

– Enquête “Moi jeune” : “Confinés et demain?”, du journal 20 Minutes, en partenariat avec Opinion way, du 3 au xx avril 2020 

– Enquête JobTeaser, “Étudiants et jeunes diplômés inquiets”, Sud Ouest, 05.05.2020. URL:https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/enquete-etudiants-et-jeunes-diplomes-sont-inquiets-5caba682-8dff-11ea-b939-7f38976ea60e 

– Université de Rennes 2, “Confinement: Enquête sur les conditions de vie et d’étude”, 3 avril 2020,près de 3500 étudiants ont participé. 

Voir les résultats sur le site de l’Université Rennes 2 : https://www.univ-rennes2.fr/article/confinement-enquete-sur-conditions-vie-detudes 

+ un article paru dans Ouest France le 06 avril 2020 :https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement-rennes-2-10-des-etudiants-disent-se-sentir-mal-voire-tres-mal-6801355 

+ Reportage de France 3 Bretagne réalisé à Rennes 2 en avril 2020 : https://www.youtube.com/watch?v=WjR2nfqKnD0 

– Université Rennes 1, interview de son président David Alis: “Rennes 1 prépare une rentrée “hybride” en septembre”, Ouest France, 09/06/2020 https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/universites-rennes-1-prepare-une-rentree-hybride-en-septembre-6863264  

– Le Mans Université, “Enquête: recensement des difficultés de nos étudiants”, 07 avril 2020 : http://www.univ-lemans.fr/fr/actualites/agenda2020/fevrier2020/coronavirus/enquete-etudiants-quelles-sont-vos-difficultes.html 

 – Public Sénat: “Etudiants: quelles aides en période de confinement?”, vidéo Youtube URL: https://www.youtube.com/watch?v=I5ShSt6wFkM 

– Retour des étudiants chez leur parents à l’annonce du confinement, paru le 17/03/2020, Le Monde, URL : https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/03/17/rester-dans-son-studio-ou-rejoindre-ses-parents-le-dilemme-des-etudiants-en-temps-de-confinement_6033363_4401467.html 

Stages: Coline de Silans, “Stages interrompus ou annulés: la galère des étudiants pendant le confinement”, 20 mars 2020, Welcome to the jungle, URL: https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/stage-annules-etudiants-confinement 

– Bloggeurs:

– JuriXio

Je te motive sur Instagram : https://www.instagram.com/jurixio_/ Tu veux réussir tes études de droit en restant chez toi ? Viens par ici : https://jurixio.podia.com Mes autres réseaux sociaux : 👉Twitter : https://twitter.com/jurixio 👉Facebook : https://www.facebook.com/Jurixio

Bri2n : “9 étudiants parlent du confinement et de l’après virus”, vidéo du 24 avril 2020 https://www.youtube.com/watch?v=fSjn-KfgcGk 

Vous pouvez noter cet article ici:

Note : 1 sur 5.

Cours en culture numérique et informatique – 2021-2022 -Universités

Dans le contexte de la crise sanitaire mondiale du Covid-19, l’enseignement d’une culture numérique solide s’est révélée plus que nécessaire.

Après les balbutiements du début réalisés dans l’urgence, la mise en place des enseignements hybrides s’est peu à peu adapté à chaque établissement et situation. Les filières universitaires qui ne disposaient pas encore d’enseignement en Culture numérique, se sont bien rendus compte des multiples problèmes que cela engendrait pour les cours en distanciels et hybrides, combien les étudiants avaient un besoin énorme d’accompagnement pour la compréhension, l’utilisation et la maîtrise des outils, mais aussi de leur sens. Il faut désormais que la culture numérique soit enseigné à toutes les filières afin d’assurer non seulement un bon fonctionnement des cours toute l’année, mais de leur transmettre une culture de base essentielle tout au long de leur cursus.

Photo de Buro Millennial sur Pexels.com
Photo de Keira Burton sur Pexels.com

Avec la crise sanitaire du Covid-19, l’enseignement à distance et la maitrise des outils numériques sont devenus en quelques jours des enjeux majeurs pour l’enseignement supérieur. C’est pourquoi, il est urgent de proposer aux élèves à la fois des formations sur ces nouveaux outils numériques et des contenus adaptés à l’enseignement à distance, combinés à un enseignement en présentiel. Les retours d’expérience de la mise en route de la continuité pédagogique à distance, ont montré des réussites et de nombreuses failles de notre système et les nombreux problèmes auxquels sont confrontés les étudiants et les enseignants Il me semble important de former les jeunes à ces nouveaux usages, ainsi qu’à ces futurs métiers. 


Enseignante chercheur indépendante en culture numérique, étude des médias, je forme des jeunes depuis 5 ans. Chargée d’enseignement pendant deux ans en Culture numérique et à la Certification PIX à l’Université Catholique de l’Ouest (UCO) de Nantes,  j’ai eu en charge plus de 300 étudiants de L1 et L3 des filière Science de l’Information et de la Communication, Maths-Informatique, LEA et Histoire.

Acquérir et développer sa culture numérique fait désormais parti de tout bagage étudiant afin de les former au mon professionnel et aux futurs postes et activités qu’ils pourront à leur tour développer. Cet enseignement se base à la fois sur des connaissances pratiques en informatique tout en formant l’esprit critique de l’étudiant. Il acquiert des connaissances de base sur l’écosystème numérique dans lequel nous vivons et que nous utilisons au quotidien, sur les leviers psychologiques et sociologiques en jeux, sur l’économie des plateformes et les grandes thématiques qui jalonnent l’actualité. Il apprend également à chercher efficacement l’information, à la traiter et à la rediffuser.


En raison des restrictions dues au Covid-19, je propose un enseignement sur l’année scolaire 2020-2021 de 1h30 à 2H/semaine par groupe, comprenant deux modules principaux et les composantes suivantes, en présentiel et en distanciel, dans le département du 64 et dans les départements limitrophes:

1) Enseignement de Culture numérique:

  1. Les grands courants et les personnalités des humanités numériques et des sciences de la communication
  2. Histoire d’Internet et de l’informatique et Les grands enjeux du numérique aujourd’hui
  3. Les GAFAM: définition, économie oligopolistique, enjeux, avenir
  4. Les données personnelles: enjeux, avenir
  5. Les réseaux sociaux: économie, rôle des communautés virtuelles, ressorts socio-psychologiques utilisés, rôle dans la presse et en politique, Web marketing
  6. Les jeunes sur Internet : les pratiques, les aspects positifs et négatifs, enjeux à venir
  7. L’Intelligence artificielle au service de la société ? Panorama des multiples aspects de l’IA dans notre quotidien, à adapter selon la filière
  8. La surveillance de masse et la reconnaissance faciale: impact et enjeux à venir
  9. Le journalisme mobile et les nouveaux médias : Brut, Konbini, Loopsider
  10. Le Web marketing : économie et évolution, enjeux actuels et à venir
  11. L’écologie et le numérique : comment être plus responsable et utiliser les
  12. La veille documentaire numérique : apprentissage et maîtrise de la méthodologie de la veille, savoir faire une recherche documentaire efficace, outil Twitter et outils de veille
  13. Méthodologie de la synthèse et de l’écriture Web
  14. Les métiers du numérique
  15. Développer ses Soft skills : travail de groupe, gestion et pédagogie par projet, développer sa créativité

2) Enseignement d’Informatique et outils numériques:

  1. Histoire de l’informatique et fonctionnement d’Internet
  2. L’environnement informatique: connaitre et maitriser son ordinateur, son smartphone
  3. Sécurité informatique : savoir se protéger, protéger les autres;
  4. Outils de communication en groupe à distance: visioconférences, cours virtuels, outils partagés, documents partagés
  5. Savoir gérer des problèmes et aider des personnes en difficultés
  6. Prise en main d’un CMS et réalisation d’un site web simple
  7. Outils de communication graphiques: infographies, posters, slides, dashboard, CV en ligne, cartes de géolocalisation, rapports, flyers…
  8. Outils de l’enquête sociologique, statistique…
  9. PIX : étude des 6 composantes de la certification PIX en vue de son obtention

Photo de Julia M Cameron sur Pexels.com

____________________________________

Ateliers spécifiques pour lycées et Universités:

  • Réseaux sociaux : Ressorts psychologiques pour nous rendre addicts, la detox digitale
  • Les jeux vidéos: addiction et compétences numériques
  • Les hackers et les lanceurs d’alerte: rôles, histoire, évolution
  • Compétences numériques de base de l’élève et de l’étudiant
  • Comment gérer un enseignement hybride: en présentiel et à distance? La posture pédagogique, la pédagogie par le numérique.

Pour toute information, veuillez me contacter ci-dessous et par email.

Photo de fauxels sur Pexels.com

Enquête sur les pratiques numériques des étudiants de 18 – 25 ans

Dans notre enquête, il s’agit de connaître leur niveau de culture numérique, à la fois sous forme d’une auto évaluation, de questions sur leurs pratiques numériques et sur leurs connaissances de base. Il n’y a donc pas vraiment de questions pièges, l’intérêt est de voir comment ils s’auto-évaluent et quel est a priori, et après débriefing des questions, leur réel niveau de connaissance en culture numérique et leurs attentes.

Enquête sur le niveau de culture numérique des étudiants à l’Université 

A chaque rentrée universitaire à ‘lUCO de Nantes, je propose aux étudiants de 1ere année en Information-Communication un questionnaire sur leurs pratiques numériques et leurs connaissances en culture numérique, que je compare aux récentes enquêtes et statistiques sur les usages du numérique par les jeunes de 18 à 25 ans.

Il existe encore malheureusement assez peu d’études sur les pratiques et les usages du numérique par les étudiants, alors que paradoxalement, ils sont censés l’utiliser au quotidien dans leurs études, pour la recherche d’information, suivre l’actualité, rédiger des dossiers, collaborer entre eux, communiquer avec l’université et avec les enseignants, rechercher des ressources, un stage, une formation, etc. 

Dans cette enquête, nous avons ciblé des étudiants, entre 17 et 25 ans de l’UCO de Nantes, pour qui j’enseigne la culture numérique et la préparation à la certification PIX. Au début de chaque semestre, je propose aux étudiants de passer un test de positionnement, afin de mieux connaître leur niveau global. 123 étudiants ont répondus, dont 85 en L1 et 38 en L3. 

Dans notre enquête, il s’agit de connaître leur niveau de culture numérique, à la fois sous forme d’une auto évaluation, de questions sur leurs pratiques numériques et sur leurs connaissances de base. Il n’y a donc pas vraiment de questions pièges, l’intérêt est de voir comment ils s’auto-évaluent et quel est a priori, et après débriefing des questions, leur réel niveau de connaissance en culture numérique et leurs attentes. 

Nous avons renseigné l’essentiel des résultats de notre enquête pour l’année 2018-2019 dans l’infographie ci-dessous. Bien évidemment, le segment étudié étant restreint, nous ne pouvons ici être exhaustifs, ni parler au nom de tous les étudiants, mais nous tenterons de dessiner des tendances.

Un niveau de culture numérique estimé à moyen en L1 à bon en L3

Quant à leur niveau de culture numérique, les L1 estiment à 59% avoir un niveau moyen, 34% un bon niveau, 5% un niveau faible, 1% a un très bon niveau. On le voit, les nouveaux arrivants, sont assez confiants dans leur auto-évaluation et restent relativement modestes, voire réalistes, ils ne cèdent pas au mythe du digital native, conscients d’avoir un niveau plutôt moyen, et donc à améliorer. Seul 1% estime avoir un très bon niveau. 

Pour les étudiants de L3, la tendance semble s’inverser vers une amélioration du niveau général: 59% pensent avoir un bon niveau de culture numérique, 34% un niveau moyen et 1% toujours un très bon niveau. Aucun.e ne signale un niveau faible. 

La mobilité en priorité

Les 18-25 ans sont maintenant 98% à posséder leur propre smartphone.

Dans leurs pratiques, ils utilisent autant leur téléphone portable que leur ordinateur portable, à 97% pour les L3 et à 82% et 70% respectivement pour les L1. Suivi des enceintes bluetooth, de l’ordinateur fixe, de la tablette à 20% et des jeux à 20%. 

Le temps passé sur Internet est de 5h à 6h en moyenne par jour. Les L1 sont 50% à passer 5h à 7h (ou plus) de temps sur Internet, alors que les L3 sont 75%, l’utilisation est donc croissante avec le niveau d’étude. 57% des étudiants de L1 passent leur temps à se divertir sur Internet, tandis que plus on avance dans les études, plus les étudiants passent autant de temps à étudier qu’à se divertir, à 47% pour les L3.

Un besoin de formation clairement exprimé

Concernant le besoin en formation, 81% des L1 et 76% souhaitent avoir un enseignement en culture numérique pour leurs études: pour maîtriser les outils web, pour améliorer leurs compétences et connaissances numériques, et ainsi maîtriser les outils qui peuvent leur servir dans leurs études. Pour 50% des étudiants, il s’agit d’améliorer leur niveau personnel de connaissances et de culture générale. 

Les étudiants se sont formés par eux-mêmes et ils ne savent pas comment fonctionne Internet ni les GAFAM

Plusieurs constats sont édifiants, même si on s’y attend, vu le retard français et la quasi absence d’éducation à l’informatique et au numérique dans le secondaire et à l’université. 

  1. Autodidactes. Les étudiants de L3 (seuls interrogés sur le sujet) sont des autodidactes de l’informatique et du numérique. Ils affirment à 80% s’être formés par eux-mêmes, au fil du temps, ‘en bidouillant’. 10,5 % ont appris avec leur entourage, famille ou amis. Seulement 5% évoquent avoir appris lors de cours au lycée, et 2% à l’université. On voit ici toute la défaite et l’insuffisance criante de l’enseignement tant secondaire que supérieur dans ce domaine. 
  2. Avec des fortes lacunes. Ce premier constat explique clairement un second constat tout aussi effarant: les étudiants ne savent pas comment fonctionne Internet. Question pourtant fort simple et basique sur cet outil qu’ils utilisent depuis qu’ils ont 10 ou 11 ans. Pour 81% des L1 (soit 70 élèves) et 58% des L3, Internet fonctionne par satellite, et non par câbles. Seuls 17% des L1 ont bien répondu par câbles (soit 15 élèves) et 47% pour les L3 (soit 18 élèves). 
  3. Une méconnaissance des enjeux du web. Sur les deux niveaux, 63 % des L1 et 66 % des L3, les étudiants ont entendu parler des GAFAM, les connaissent plus ou moins et en ont une “vague idée”. La disparité est plus grande parmi ceux qui reconnaissent ne pas savoir du tout comment fonctionnent les grandes entreprises des GAFAM, et n’en avoir aucune idée : ils sont 27% en L1, contre 18% en L3. Ici aussi les années d’études semblent tout de même améliorer leur connaissance de base. Ce résultat est corrélé au nombre d’étudiants qui affirment bien connaître les GAFAM et s’informer régulièrement : 9% des L1 et 16% des L3, soit le nombre d’étudiants concernés à quasi égalité avec 8 et 6 étudiants. 

Dans les réponses libres sur les GAFAM, les étudiants montrent cependant une certaine connaissance des problématiques actuelles et un intérêt pour ces questions. Ils critiquent le plus souvent : les risques de sécurité pour les données personnelles, la cyberviolence et le cyber-hacèlement, la publicité abusive, la circulation des fake news et la surinformation, la maltraitance des salariés, l’addiction aux réseaux sociaux et leur aspect voyeurisme-intrusif dans la vie des gens. Deux ou trois élèves évoquent la privatisation du web, l’oligopole et le manque de transparence des GAFAM. Ou encore le manque de législation au niveau national et international, ainsi que la faiblesse des États dans l’absence de poursuites pour le paiement de leurs impôts. Si la plupart de ces préoccupations sont légitimes, elles sont aussi certainement insufflées par le climat de méfiance des technophobes face aux usages du numérique dans notre quotidien, très présents dans les médias actuels. Il convient donc de revenir sur ces points avec les étudiants, en nuançant plus finement les problématiques économiques et politiques et en apportant une vision plus positive du numérique.

Usages d’Internet des étudiants : une perception plutôt positive

Notre enquête révèle des tendances plus ou moins similaires aux pratiques des jeunes en général sur les réseaux sociaux, selon les récentes études publiées par le Blog du Modérateur et par les chercheurs. Mais aussi des tendances dont nous entendons moins souvent parler. Chacun utilise Internet en fonction de ses centres d’intérêts. Si les entreprises l’ont transformé à une époque en un eldorado pour y tester de nombreux business models, Internet est tout naturellement devenu pour les jeunes une occasion de plus de se distraire, s’instruire, se faire des amis. Ils ont en moyenne entre 5 et 6 profils sur les réseaux sociaux. 

Concernant leur classement des réseaux sociaux, Instagram est le 1er réseau social utilisé par les étudiants. Ils ont pu exprimer cette préférence dans une réponse libre: Instagram fait plus jeune et moderne que Facebook. Ils y trouvent davantage de créativité, des informations, et même des contacts pour leur vie professionnelles telles que la recherche de stage. La plupart des stars y sont présentes ainsi que leurs influenceurs.ses et communautés préféré.es. Ils aiment y communiquer, poster des photographies, sans beaucoup de texte et des stories en utilisant les filtres, puisque la plateforme est célèbre pour la photographie, la mode, le design. C’est aussi l’endroit où ils vont pouvoir retrouver leurs amis, puisque pour la majorité des jeunes aujourd’hui, leur activité première sur le Web est de se connecter sur Instagram et Snapchat pour échanger avec leurs amis. Ainsi que pour se faire de nouvelles connaissances, par affinités ou par communautés, de manière plus décontractée qu’ailleurs. Facebook est déserté depuis plus de deux ans, il ne sert qu’à garder le contact avec la famille et à s’informer. 

“Instagram est mon réseau social préféré car j’adore partager ce que j’aime et mes expériences par le biais de belles photos/vidéos, tout en suivant d’autres personnes qui m’inspirent et m’informent quotidiennement. “ un.e étudiant.e de L3, info-com.

Pourquoi Instagram plait-il tant aux jeunes ? 

Selon les résultats tirés d’une étude menée par Facebook HQ, qui a étudié l’utilisation d’Instagram par les jeunes, de 13 à 24 ans en Australie, au Brésil, au Canada, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France: 72% postent des photos chaque mois, autour de quelques sujets forts qui trouvent tous une place forte dans la vie des jeunes : la mode / la beauté, la nourriture / les restaurants, la télévision / les films, les loisirs ou encore la musique. Et comme une suite logique de ce constat, 53% des jeunes de cette étude déclarent qu’Instagram les aide à définir qui ils sont. Plus précisément, 63% des jeunes utilisent le réseau social pour les aider dans leur vie. 56% se sentent plus connectés avec les gens qu’ils connaissent et 52% disent qu’ils se sentent intégrés à une communauté, grâce à Instagram. Enfin, last but not least, tout bon pour les marques, 68% des jeunes interagissent régulièrement avec des marques, avec principalement la visualisation, le like de photos mais aussi la visite de site web…

Messenger est la 2e application la plus utilisée par les étudiants, à 60 % pour les L1 et 84% pour les L3, pour échanger avec leurs famille et amis, textos et photos. Communiquer avec ses amis étant la première de leur activité, 76% pour les L1. Le chat en live est extrêmement utilisé par les jeunes pour communiquer entre eux. A noter évidemment que cette fuite de Facebook n’est pas si grave, puisque ces quatre plateformes, Instagram, Messenger, Whatsapp (utilisée à 13% pour les L1 et 42% pour les L3) et Facebook font parties de la même compagnie Facebook HQ en Californie, formant ainsi un oligopole d’une puissance inégalée sur les réseaux sociaux. Cet usage est enfin normal dans une société connectée et renforce les liens sociaux, sans les remplacer par la virtualité. En effet, 43% des étudiants en L1 et 55% des L3 préfèrent passer leur temps libre à voir leurs amis en vrai IRL (In Real Life). Les relations amicales et sociales en réel, demeurent essentiel pour les étudiants, n’en déplaise aux détracteurs des réseaux sociaux, les jeunes ne sont pas si addicts et obsédés par leur portable, puisque lors de leurs rencontres, ils les laissent de côté pour profiter du moment présent. 

Discover sur Snapchat diffuse des médias au format exclusif pour la plateforme

A part égale, Snapchat est en 3e position pour les L1 à 56% et en 5e position pour les L3 avec 50% (57% des 11-19 ans en France). Les raisons principales sont le chat avec les amis, le chat de groupe, être sur un réseau dédié aux jeunes, moderne et dynamique, et s’informer sur Discover, format unique dédié d’actualités disponible sur Snapchat, pour 25% des étudiants de L1 et 13% seulement de L3. Cela correspond aux habitudes des jeunes, mais on voit qu’avec l’âge, les jeunes ont tendance à mettre de côté Snapchat, au profit d’autres réseaux comme Twitter pour s’informer.

La 4e position revient à Youtube à 52% et 55 %, pour sa créativité musicale et vidéos, la présence de chanteurs.euses sur ce juke box géant dans la poche, d’influenceurs.euses et de youtubeurs intéressants.tes ou drôles, la musique et l’humour étant les premiers vecteurs d’attraction et d’usages pour les jeunes. Il est très intéressant de voir que Youtube est aussi un support essentiel d’information et d’accès à l’actualité (voir infographie). Pour 38% des étudiants de L1, et pour 58 % des L3, les étudiants s’informent de plus en plus sur Youtube à mesure qu’ils avancent dans leurs études “Pour la variété des informations que l’on peut trouver et la culture qu’on peut acquérir (science, histoire…)”. On le sait, Youtube et les nouveaux médias, sont un nouveau canal important d’informations alternatives que l’on ne trouve pas sur les chaînes traditionnelles, et même de formation. Ils permettent de s’informer par soi-même, selon ses thématiques préférées, d’avoir accès et surtout de partager ces informations à leur guise. Les jeunes sont ici beaucoup plus acteurs du Web 2.0, ce nouvel eldorado, et acteurs de la “culture participative” qu’on ne le pense, en choisissant leurs contenus, en créant des collections et favoris, en s’abonnant à des chaînes, en allant à la découverte de nouveaux contenus et en les partageant à leur cercle.  

En 5e position, Twitter est utilisé par 38% des étudiants de L1, et 55% en L3, ce qui le place en 4e position pour eux. Ces chiffres sont au dessus de la moyenne, montrent un attrait de plus en plus fort pour l’application qui monte à mesure que l’on avance dans les études. L’information, que ce soit l’actualité ou les dernières nouvelles de leurs idoles ou influenceurs, et les échanges d’hashtag avec les amis, y est plus immédiate et actualisée que sur les autres plateformes. Le prisme mondial apporte une plus-value à l’expérience utilisateur. Le feed ne se limitant pas au cercle d’amis, des informations émanant de personnes de tous horizons sont disponibles sur la timeline. L’aspect public de la plateforme combiné à la rapidité de diffusion de l’information (via le Retweet) créé un sentiment d’appartenance à une communauté mondiale. Selon les étudiants, Twitter est apprécié pour la “diversité de son contenu”, pour un “usage personnel et professionnel, il y a de tout (humour, actualités…)” et “beaucoup d’informations”, pour sa “communication simplifiée”, “pour commenter les sujets d’actualité et parler librement”, les “personnalités transmettent directement leurs informations” et en plus “ce réseau n’est pas utilisé par tout le monde” (c’est à dire les parents). Enfin Twitter est “plus libre, plus direct, plus d’interaction, on choisit mieux les sujets intéressants.” Il permet de confronter les opinions divergentes: “La pluralité des sources. Notamment Twitter, il est possible de suivre des personnes avec des idées totalement opposées. Et ainsi de les confronter.”

Tweetdeck de Tweeter

Twitter abolit également la notion « d’amitié » inhérente à Facebook, un avantage qui a séduit Eva, 16 ans: « Sur Facebook il y a la barrière du ‘devenir amis’ alors que sur Twitter il est plus facile d’avoir une connexion avec d’autres internautes pour commenter les nouvelles ou simplement rigoler », explique-t-elle. Lydia, 17 ans, aime quant à elle, « le fait d’être lu par des personnes que l’on ne connaît pas, et qui, de ce fait ne nous jugent pas. Cela me donne une liberté que je n’avais pas ou plus sur Facebook. »

« La nouvelle popularité de Twitter attire forcément les jeunes, explique Laurent Karila, psychiatre spécialiste des addictions. Mais ce qui les séduit, c’est aussi que Twitter va plus vite que les autres réseaux sociaux, y compris Facebook. » L’instantanéité et le flux continu de messages captivent les natifs du digital. 

En 6e position se trouve Facebook, de moins en moins fréquenté par les jeunes, trop désuet, pas assez rapide, trop envahis par les parents et la famille. « Les ados quittent en masse Facebook à mesure que leurs parents et professeurs s’y mettent », constate Yann Leroux qui se décrit comme « psychologue et geek ». Les jeunes l’avouent dans leurs tweets. Les parents sont devenus gênants avec leurs demandes en amis. Alors direction Twitter ou Instagram, réseaux sociaux qui échappent encore à leur contrôle et où, contrairement à Facebook, ils ont droit à l’anonymat. 

Malgré cette érosion de Facebook, les étudiants l’utilisent pour s’informer en 3e position après les sites de journaux en ligne et après la TV qui garde une place solide malgré tout. Cela en raison des habitudes familiales, et sans doute la difficulté à trouver de l’information d’actualité sur les autres applications. 

Comment les jeunes s’informent ? Un fort intérêt pour l’actualité, mal exploré

    Dans leurs pratiques, les jeunes montrent un fort intérêt pour l’actualité qui arrive en 5e position de leurs usages d’Internet. Ils s’informent d’abord directement sur les sites web des journaux à 61% pour les étudiants de L1, et 81% des L3. La 2e source d’information reste la TV télévision à 60% quelque soit leur niveau d’étude. Cela peut s’expliquer par les habitudes familiales, et se confirme dans les habitudes des jeunes en général, de s’informer en regardant le JT en famille. En 3e position, comme nous l’avons vu plus haut, arrive Facebook suivi en 4e position de Youtube. Les jeunes ici privilégient les réseaux sociaux pour s’informer, en suivant les informations nationales et internationales, les institutions culturelles et associations locales qui n’ont pas de sites web et qui diffusent leurs informations sur Facebook uniquement. Twitter arrive en 5e position pour s’informer, à 38% chez les étudiants de L1 et 58% pour les L3. Là encore, les plus âgés ont davantage d’habitudes informationnelles. Ils fréquentent beaucoup plus les sites d’information et utilisent davantage Youtube et Twitter pour trouver de l’information. Il existe ici une problématique liée au manque de formation dans le recherche d’information, qui s’améliore avec le niveau d’étude. 

Viennent ensuite entre 30% et 25% l’usage de l’information dans la presse papier (30% pour les L1, 29% pour les L3), la radio (29% pour les L1, 52 % pour les L3), Instagram (28 et 29%), les nouveaux médias en ligne (Brut., Konbini… 27% pour les L1 et 34% pour les L3), Discover de Snapchat (25% pour les L1, 13% pour les L3), et enfin via les suggestions de leurs messageries (10%). Malgré ce fort intérêt, des problèmes demeurent dans la méthodologie de recherche d’information. On constate sur le terrain, lors des cours et des TD, une méconnaissance de la RI Recherche d’information, des méthodes documentaires, ainsi qu’une faible exploration des richesses documentaires du web. 

Les étudiants de L1 passent plus de temps sur Internet à se divertir qu’à étudier (57%). Une bonne part restante affirme passer autant de temps à se divertir qu’à étudier (40%). Les étudiants de L3 sont partagés à 50% pile, un groupe passe plus de temps à se divertir et l’autre à se divertir et à étudier à part égale (50%).  

    Dans les pratiques quotidiennes d’Internet, les étudiants L1 l’utilisent avant tout, dans l’ordre, pour: 1. échanger avec leurs amis, 2. écouter de la musique, 3. regarder des vidéos et des films, 4. voir leurs amis en vrai, 5. s’informer de l’actualité, 6. voir ce que les autres ont postés, 7. communiquer avec leur famille, 8. partager des photos ou des vidéos, 9. pratiquer une activité artistique, 10. se déconnecter et enfin 11; s’auto-former en langues ou autre.

Pour les étudiants de L3, les priorités sont un peu différentes (voir infographie), le divertissement culturel, les amis et l’information passant avant le reste: 1. regarder des vidéos ou des films, 2. échanger avec les amis, 3. écouter de la musique, 4. s’informer de l’actualité, 5. voir ce que les autres ont posté, 6. voir les amis en vrai, 7. communiquer avec la famille, 8. partager des photos ou des vidéos, 9. s’auto-former en langues ou autre, 10. pratiquer une activité artistique, 11. se déconnecter. 

Importance de la culture numérique pour les étudiants : pour leurs études en priorité

    Concernant l’intérêt que portent les étudiants eux-mêmes dans la culture numérique (on leur demande rarement leur avis, c’est bien dommage), il est intéressant de voir quel est leur horizon d’attente dans l’acquisition de ces compétences numériques. A quels fins, dans quels buts, pour quels usages dans leurs vies étudiantes, professionnelles et personnelle ? 

Leur 1er besoin et priorité est clairement destiné à leurs études, afin de savoir mieux maîtriser les outils du Web (81% des L1 et 76% des L3). Ce qui est très intéressant, car ils ont conscience de l’importance de la maîtrise des TIC pour avancer dans leurs études. La 2e priorité est d’améliorer leur niveau de culture générale (36% pour les L1, 50% pour les L3, qui semblent en avoir davantage conscience). En 3e priorité pour les L1, il s’agit de faciliter leurs recherches d’orientation et d’emploi (28%), alors que les L3 préfèrent améliorer leur niveau personnel de connaissances (50%). Les deux dernières priorités sont écologiques et professionnelles : la connaissance de l’impact environnemental d’Internet (22% pour les L1, 42% pour les L1), et la construction de leur profil et de leur réseau professionnel (23% pour les L1, 8% pour les L3). Les préoccupations écologiques passent encore devant la création d’un réseau professionnel sur le web, auquel croient encore les L1, mais guère les L3, sans doute déçus par les outils et applications existantes, ou peut-être méconnaissent-ils ce que leur e-réputation peut leur apporter, ou alors ils se sentent peu habiles à manier les outils de réseautage existant ? Ils devraient pourtant se sentir plus concernés par la création de leur réseau et la recherche d’emploi. Pourtant selon notre enquête, 97% des étudiants de L3 ont déjà créé un profil en ligne sur un réseau social professionnel, 71% ont déjà réalisé un CV en ligne, 50% ont déjà animé une page Facebook et 42% ont déjà réalisé un blog ou un site web.  

Conclusion

Veut-on former les e-citoyens et développer les métiers du numérique en France ?

Le niveau des étudiants en culture numérique est encore assez moyen, voire faible, sauf exception de quelques personnes qui s’informent régulièrement et qui se forment par curiosité, par eux-mêmes. La majorité des étudiants sont en effet autodidactes en informatique et en culture numérique. L’enseignement, secondaire et universitaire, n’a pas encore saisi l’importance et le tournant de la révolution numérique. Si bien que les étudiants sont en forte demande de formation dans ce domaine, d’abord pour les faire progresser dans leurs études, pour leur future activité professionnelle, mais aussi pour leur culture générale, et ce que l’on nomme les “soft skills” qui permet d’avoir les compétences nécessaires afin d’évoluer tout au long de sa carrière. Ils ont en effet des méconnaissances graves de notion de base, tels que le fonctionnement d’Internet et des GAFAM, dont ils utilisent pourtant quotidiennement depuis leur 11 ans leurs applications.

    Les jeunes sont très équipés en supports mobiles (smartphone et ordinateurs portables) et très présents sur les réseaux sociaux en vogue, Instagram, Snapchat, Messenger, Youtube, Twitter en majorité, avec une faible part sur Facebook et Whatsapp. Plutôt participatifs mais pas acteurs, leurs principales activités sont d’échanger avec leurs amis, regarder des vidéos, écouter de la musique et s’informer de l’actualité. Ils suivent souvent un grand nombre d’influenceurs.ses, dans l’humour, la mode, le sport, la musique. Ils montrent un fort intérêt pour l’information, l’actualité rapide, à chaud, dans un flux constant de nouvelles données, sur Facebook et Twitter. Adepte de la liberté de s’informer de manière plus personnalisée et plus souple sur Internet, ils n’explorent cependant pas toutes les richesses que peut leur offrir le Web, faute de formation dans la recherche d’information et la veille documentaire. Enfin, concernant leurs besoins, conscients de leurs lacunes, ou parfois trop confiants dans le mythe du Digital natives, ils sont très demandeurs d’une formation adaptée en culture numérique, en priorité pour leurs études et pour leur niveau de culture générale. Alors qu’est-ce que nous attendons pour répondre à ces besoins en formation en culture numérique désormais fondamentaux de milliers d’étudiants ?

A quand un enseignement de culture numérique pour tous les étudiants? L’exemple du référentiel canadien

Comme le préconise Thierry Karsenti, Professeur titulaire en intégration des technologies de l’information et de la communication à l’Université de Montréal au Canada, dans son dernier ouvrage « Le numérique en éducation » (2019) et dans un article sur « Les compétences informationnelles des étudiants à l’heure du Web 2.0 » (2014), les enseignants doivent encourager les étudiants à développer leur culture informationnelle en utilisant les techniques de recherche d’informations ponctuellement, et une veille et un réseautage informationnels continus. Il propose un cadre de référence, adopté en avril 2019 par le gouvernement du Québec, dans le but de former à la culture numérique selon 12 dimensions afin de développer l’éthique et l’esprit critique des étudiants et de mener avec eux une réflexion sur l’impact du numérique dans nos société aujourd’hui et demain:

  1. AGIR EN CITOYEN ÉTHIQUE À L’ÈRE DU NUMÉRIQUE
  2. DÉVELOPPER ET MOBILISER SES HABILETÉS TECHNOLOGIQUES
  3. EXPLOITER LE POTENTIEL DU NUMÉRIQUE POUR L’APPRENTISSAGE
  4. DÉVELOPPER ET MOBILISER SA CULTURE INFORMATIONNELLE
  5. COLLABORER À L’AIDE DU NUMÉRIQUE
  6. COMMUNIQUER À L’AIDE DU NUMÉRIQUE
  7. PRODUIRE DU CONTENU AVEC LE NUMÉRIQUE
  8. METTRE À PROFIT LE NUMÉRIQUE EN TANT QUE VECTEUR D’INCLUSION ET POUR RÉPONDRE À DES BESOINS DIVERSIFIÉS
  9. ADOPTER UNE PERSPECTIVE DE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL ET PROFESSIONNEL AVEC LE NUMÉRIQUE DANS UNE POSTURE D’AUTONOMISATION
  10. RÉSOUDRE UNE VARIÉTÉ DE PROBLÈMES AVEC LE NUMÉRIQUE
  11. DÉVELOPPER SA PENSÉE CRITIQUE À L’ÉGARD DU NUMÉRIQUE
  12. INNOVER ET FAIRE PREUVE DE CRÉATIVITÉ AVEC LE NUMÉRIQUE

Il faudrait sans doute prendre exemple sur ce nouveau cadre de références de compétences numériques du Québec publié en avril 2019, car il inclut non seulement des connaissances techniques et pratiques, mais aussi la formation à l’esprit critique, au développement personnel et professionnel en vue d’une autonomie des jeunes adultes, ainsi que la créativité et l’innovation, beaucoup moins présente dans le cadre de référence français. Ce que d’ailleurs les étudiants ont révélé dans notre enquête, le besoin d’améliorer leur compétences numériques pour leurs études et leur niveau de culture générale, ainsi que le besoin de comprendre ce nouvel environnement tout en prenant en compte son impact écologique, préoccupation qui passe avant leur recherche d’orientation ou d’emploi.

Gouvernement du Québec – Le cadre de référence de la compétence numérique – avril 2019
http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/ministere/Cadre-reference-competence-num.pdf

Ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (France) — Cadre de référence des compétences numériques 2017
https://www.ac-paris.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2017-01/cadre_de_reference_des_competences_numeriques_690478.pdf

Commission Européenne – Passeport de Compétences Informatique Européen (PCIE)

https://www.pcie.tm.fr/static/pcie

*Les Soft Skills sont des compétences transversales, particulièrement développées dans les Sciences humaines et sociales, mais souvent mal connues ou mal identifiées. Elles concernent à la fois la formation initiale et la formation tout au long de la vie. Ces compétences fondamentales et transversales, acquises au sein du cursus et en dehors du cursus, englobent :

  • les compétences cognitives : capacités d’analyse, de synthèse, résolution de problèmes complexes…
  • les compétences sociales : communication, interaction, collaboration…
  • les compétences relevant du développement personnel : conscience de soi, estime de soi, autonomie, adaptabilité…
  • les compétences liées à la mise en action : prise d’initiative, volonté, leadership…

INFOGRAPHIE COMPLÈTE DE L’ENQUÊTE SUR LES PRATIQUES NUMÉRIQUE DES ÉTUDIANTS > Cliquez sur le lien ci-dessous!

https://infogram.com/infographie-usages-numerique-des-etudiants-18-25-ans-etude-l-boyer-1h8n6mqlmq8j2xo?live

Laure Boyer, enseignante chercheur en culture numérique, Université Catholique de l’Ouest, Nantes Contact

Avis, commentaires et like sur Linkedin

CONTACT

Culture numérique et étude des médias – Cours et ateliers 2021 – 2022 – Plateform

PLATEFORM propose des cours et des ateliers sur la culture numérique chez les adolescents et l’étude des Médias pour tous publics, jeunes, étudiants, adultes, parents, animateurs au Pays Basque selon les modules suivants

PLATEFORM propose des cours et des ateliers sur la culture numérique chez les adolescents et l’étude des Médias pour tous publics, jeunes, étudiants, adultes, parents, animateurs au Pays Basque selon les modules suivants

1- 2. Internet comment ça marche ?

  1. Internet, le Web 2.0 et des réseaux sociaux : histoire, économique, fonctionnement, évolutions actuelles
  2. Les GAFAM et le Big Data : définitions, économie, impact sur la société de Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft
    + voir Atelier Big Data

3. Usages des réseaux sociaux chez les adolescents

– Le mythe des « Digital natives »: Facebook, Snapchat, Twitter, Instagram, TikTok, Youtube… ce que les jeunes font et connaissent vraiment des réseaux sociaux ?

– Internet responsable: Comment gérer son image et ses données personnelles sur Internet ?

4. Éducation aux médias : Fake News , snaking, astrofunding… ce module permet d’étudier ces nouveaux phénomènes qui circulent sur les réseaux sociaux et peuvent influencer les adolescents.

– Savoir trouver et exploiter des informations fiables et des ressources: informations papier et les nouveaux médias en ligne Brut, Konbini, etc.

– Réaliser une veille informationnelle sur un sujet.

5. Prévention contre toutes les formes de discrimination en ligne: racisme, sexisme, harcèlement, cyberharcèlement, mixité, égalité hommes-femmes

6 . Les métiers du numérique : Informer les jeunes générations sur les métiers du numérique existant et à venir, ainsi que les formations existantes pour les encourager à mieux s’orienter

Objectifs

Favoriser et transmettre une culture numérique auprès des jeunes générations, du personnel éducatif et des parents, c’est renforcer leurs connaissances numériques et c’est encourager à renouer le lien social entre leurs pratiques et les personnes qui les entourent. C’est aussi les encourager à être acteur du numérique et de leur accès à l’information.

PLATEFORM est également un lieu de ressources et de veille sur la culture numérique en général et chez les adolescents en particulier. Vous pouvez accéder gratuitement à la veille documentaire réalisée quotidiennement sur ce sujet.

« La première transformation est l’augmentation du pouvoir des individus par le numérique. Les environnements connectés renforcent les possibilités d’agir de chacun, et les conséquences de ces nouvelles capacités d’expression et de communication sont déjà observables dans différents domaines de la sociabilité, de la politique ou de la création. »

Dominique Cardon, Culture numérique, Science Po, 2019, p. 7

Pour toute information, veuillez me contacter ici

Cours Nouveaux médias et communautés numériques – UCO Nantes – janvier à avril 2019

Le cours « Nouveaux Médias et Communautés Numériques » pour les Licence 3 Information – Communication débuteront en janvier 2019 à l’UCO – Université Catholique de l’Ouest à Nantes avec Laure Boyer – Programme

Le cours « Nouveaux médias et communautés numériques » forme les étudiants de L3 à la connaissance des réseaux sociaux, des mécanismes économiques et sociétaux en œuvres, des enjeux et des usages constamment évolutifs de ces nouveaux réseaux en ligne. Chaque étudiant devra effectuer une veille documentaire sur Twitter, et présenter un travail seul ou en groupe, d’étude d’une communauté numérique en ligne. Il devra prendre appui sur une enquête en ligne réalisée auprès de cette communauté ainsi que sur une veille documentaire conséquente. Le but de ce travail informationnel et communicationnel est de fournir un article scientifique sur le sujet choisi par l’étudiant, en cohérence avec le cours et ses propres centres d’intérêts. Le dossier final est également présenté à l’oral afin de vérifier l’aisance de l’étudiant à présenter un sujet qu’il connait bien et à valoriser son travail de recherche. Les compétences requises, outre l’esprit d’initiative, l’autonomie, la collaboration, le respect des délais et la curiosité, sont : l’esprit critique, l’esprit de synthèse, la capacité d’analyse, le soin de la présentation d’un dossier, le respect des normes bibliographiques, et une expression écrite (syntaxe et orthographe) et orale irréprochable.

Programme voir le site de l’UCO Nantes : https://www.uco.fr/fr/formations/humanites/licence-information-communication-3#

Uco_L3 prog001
Uco_L3 prog01
Uco_L3 prog
Uco_L3 prog2
Uco_L3 prog3
UCO_L3.PNG

> Télécharger le programme PDF ici

Pour toute demande de cours, conférences, ateliers, veuillez me contacter ici :

Certification PIX – UCO Nantes – Licence 1 Info Com- 2018-2021

A partir du 18 septembre, j’enseignerai à l’Université Catholique de l’Ouest- UCO de Nantes, des cours en Culture numérique dans le but de préparer les étudiants de 1ere année de Licence en Information et Communication et de Mathématiques, au certificat national PIX

A partir du 18 septembre, j’enseignerai à l’Université Catholique de l’Ouest- UCO de Nantes, des cours en Culture numérique dans le but de préparer les étudiants de Licence 1 en Information et Communication, Histoire et Mathématiques, au certificat national PIX

logoUCO

> Info-Com: Une licence tournée vers la communication et les médias

À la fois théorique et pratique (stages dès la L1), la licence info-com ouvre aux métiers de la communication (événementiel, relations presse, relations publiques…), du journalisme, des médias, du marketing…

Une équipe pédagogique à l’écoute des étudiants

La taille des promotions sur le campus de Nantes (environ 70 étudiants par niveau de licence) permet un accompagnement personnalisé tout au long de l’année. Des rendez-vous individuels et collectifs sont proposés aux étudiants avec leur responsable pédagogique pour les guider dans leur formation et leur orientation future.

→Voir le site de l’UCO Nantes – Licence Info Com

> PIX: certification des compétences numériques

Le cadre de référence des compétences numériques

Les ministères chargés de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation ont élaboré un cadre de référence des compétences numériques (CRCN), inspiré du cadre européen (DIGCOMP) et valable de l’école primaire à l’université. Cette mise en relation des référentiels nationaux et européens vise à faciliter la mobilité des élèves, étudiants et professionnels. Voir : https://eduscol.education.fr/pid38816/certification-des-competences-numeriques.htmlPix2

pixlogo

Pix est un projet public de plateforme en ligne d’évaluation et de certification des compétences numériques

Quel est l’objectif de PIX ?

C’est un projet public de plateforme en ligne d’évaluation et de certification des compétences numériques, en cours de développement, gratuit et qui s’adresse  à tous. (Collégiens, Lycéens, Etudiants, Professionnels de tous secteurs et Citoyens)

L’objectif est d’accompagner l’élévation du niveau général de connaissances et de compétences numériques et ainsi de préparer la transformation digitale de l’ensemble de notre société et de notre économie.

Pix_homepage1

Évaluation

PIX permettra d’évaluer dans un premier temps les connaissances mais également les savoir-faire et la capacité à identifier les enjeux du numérique.

En conformité avec le cadre de référence européen DIGCOMP, PIX évaluera les compétences numériques sur 8 niveaux et 5 grands domaines et ainsi obtenir un profil de compétences associé à un score global sur 1024 pix :

Pix_5dom
  • Informations et données

  • Communication et collaboration

  • Création de contenu

  • Protection et sécurité

  • Environnement numérique

Par des modalités innovantes d’évaluation (activités réalisées dans l’environnement numérique réel par des interactions, manipulations de fichiers, résolutions de problèmes, productions créatives…), chaque étudiant pourra connaître son profil Pix, c’est-à-dire son niveau de 1 à 5 (et bientôt jusqu’à 8) pour les 5 domaines de compétences.

Voir les COMPÉTENCES développées par la certification PIX

Pix_pres

Développement

Les apports de PIX au niveau du développement des compétences sont triples :

  • Apprendre en se testant par des défis à relever
  • Offrir des « recommandations ciblées de formation »
  • Proposer un accès aux équipes pédagogiques afin de suivre l’évolution des compétences et concevoir des stratégies de formation sur mesure

Chaque utilisateur disposera d’un compte personnel sécurisé qui lui permettra de faire valoir ses nouveaux acquis à son rythme et tout au long de sa vie.

Certification

PIX proposera un mode « certifiant », permettant d’obtenir une certification officielle fiable et reconnue par l’éducation nationale, l’enseignement supérieur et le monde professionnel. Ce test complémentaire nécessitera une passation en présentiel en conditions d’examen.

  • Une généralisation progressive sur 2 ans

La généralisation de Pix dans tous les collèges et lycées actée par le ministère se déroulera en deux temps :

L’année 2019-2020 sera consacrée à la prise en main de Pix par les enseignants et à la préparation des élèves en classe de 5e-4e au collège et de 2de-1re au lycée,

L’année scolaire 2020-2021 à la certification des classes de 3e et de Tle.

Elle remplace officiellement le B2i et C2i Niveau 1 qui préexistaient.

Voir les actualités PIX ici: https://pix.fr/actualites/certification-competences-numeriques-enseignement-scolaire

Informations générales sur le PIX: http://ww2.ac-poitiers.fr/competences-numeriques/spip.php?article164

Pix1
Ipads-810x456

→ Voir le site de l’UCO Nantes pour la certification PIX

PIX_logos

Cadre de référence des Compétences Numérique – Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse

Competences_numeriques_1
Competences_numeriques_2

Voir le détail des compétences PIX ici : https://pix.fr/competences

> Réservez dès maintenant vos cours en PIX et en Culture numérique avec Plateform ici :

Conférence « Savoir décrypter l’information sur le web » – UTL St-Jean-de-Luz – 07/11/2018

A la demande de l’Université du Temps Libre de Saint-Jean-de-Luz (64), Plateform donnera une conférence sur la présence des médias sur le web, quels sont les nouveaux enjeux économiques et comment s’y retrouver ? Destinée au grand public, la conférence est intitulée:
« Savoir décrypter l’information sur le web : fake news, réseaux sociaux et nouveaux médias »

A la demande de l’Université du Temps Libre de Saint-Jean-de-Luz (64), Plateform donnera une conférence sur la présence des médias sur le web, quels sont les nouveaux enjeux économiques et comment s’y retrouver ? Destinée au grand public, la conférence est intitulée:

« Savoir décrypter l’information sur le web : fake news, réseaux sociaux et nouveaux médias »

« Aujourd’hui nous sommes submergés d’informations que ce soit par les médias traditionnels (presse papier, TV, radio) tant que par les nouveaux médias (applications, abonnements, journaux en ligne) sur Internet.

Il s’agira ici d’aborder cette thématique en apportant des éléments de compréhension à la nouvelle économie de l’information qui est en jeu, à la propagation du phénomène des fake news, et au bon usage des réseaux sociaux pour s’informer. » Laure Boyer

 

Utl_stjeanDate: Mercredi 7 novembre 2018 de 15h à 16h30

Lieu: Université du Temps Libre – Côte Basque Sud

12 Avenue André Ithurralde, 64500 Saint-Jean-de-Luz

T.: 05 59 26 41 95

                      Entrée libre

News

Plan d’accès Villa Ducontenia UTL Saint-Jean-de-Luz

index004001.jpg

Pour toute information, réservation et demande de conférences et d’ateliers, veuillez remplir le formulaire ci-dessous ou me contacter ici, merci!